Canon à mousse :
nettoyage des cuves et pressoirs
Pourquoi l’hygiène en cave est un levier direct de la qualité du vin ?
En œnologie, la qualité du vin ne dépend pas uniquement du raisin ou des procédés de vinification. Elle repose aussi sur un facteur clé souvent sous-estimé : l’hygiène du chai et des équipements. Dépôts de tartre, biofilms, résidus organiques… autant de sources potentielles de contaminations microbiologiques pouvant altérer les profils aromatiques, la stabilité et la qualité finale des vins.
Face à ces enjeux, les caves vinicoles recherchent aujourd’hui des solutions à la fois : plus efficaces, plus rapides et plus fiables. C’est dans ce contexte que le canon à mousse s’impose comme un équipement incontournable.
Le canon à mousse : une solution performante pour le nettoyage en cave
Le canon à mousse est un équipement de nettoyage qui permet d’appliquer une mousse active sur les surfaces à traiter (cuves, pressoirs, sols, caisses…).
Son principe
➝ dilution d’un produit de nettoyage (souvent alcalin ou enzymatique)
➝ projection sous pression (environ 6 bars)
➝ formation d’une mousse adhérente
➝ temps de contact prolongé (15 à 20 minutes)
👉 Résultat : une action chimique optimisée et une meilleure efficacité de nettoyage.
Retour terrain : un changement concret dans le quotidien des caves
Amélioration de l’efficacité sur les cuves entartrées
En l’absence d’un canon à mousse, le nettoyage repose souvent sur des pulvérisateurs manuels.
Problème :
➝ ruissellement des produits
➝ mauvaise adhérence
➝ consommation élevée de produits
➝ résultats souvent insuffisants
La mousse, offre de nombreux avantages :
➝ meilleure accroche sur les parois
➝ couverture homogène
➝ action prolongée
Les dépôts tenaces sont éliminés plus facilement.
Une couverture totale, même dans les zones difficiles
L’un des principaux avantages du canon à mousse est sa capacité à visualiser immédiatement les zones traitées.
Cela permet de :
➝ atteindre les recoins difficiles (robinetterie, joints…)
➝ visualiser et éviter les zones oubliées
Dans un pressoir, la mousse permet de garantir un nettoyage complet, sans zones d’incertitude.
Un gain de temps significatif en période de forte activité
Pendant les vendanges, le nettoyage devient un enjeu opérationnel majeur.
Le canon à mousse permet :
➝ de réduire les temps de nettoyage en fin de journée
➝ d’automatiser certaines tâches
➝ de limiter les interventions manuelles
👉 Exemple concret :Le nettoyage de caisses à vendanges, auparavant réalisé manuellement (brossage + solution chimique), devient plus rapide et plus homogène. Un levier direct de productivité pour les équipes.
Optimisation des consommations de produits
Contrairement aux idées reçues, l’utilisation d’un canon à mousse permet souvent de réduire la consommation globale de produits.
Pourquoi ?
➝ meilleure efficacité → moins de passages
➝ meilleure adhérence → moins de pertes
➝ produits combinés (ex : soude + désinfectant)
👉 Résultat : une rationalisation des coûts malgré un prix au litre parfois plus élevé.
Bonnes pratiques pour un nettoyage efficace
Pour tirer pleinement parti d’un canon à mousse, quelques règles sont essentielles :
1. Respecter les dosages
Dilution recommandée : 5 à 10 %
Objectif : obtenir une mousse dense (type mousse à raser)
2. Préparer correctement la solution
Toujours verser l’eau en premier, puis le produit.
3. Respecter les étapes de nettoyage
Rinçage préalable (élimination des débris)
Application de la mousse
Temps de contact
Rinçage final
Sécurité : un point clé à ne pas négliger
L’utilisation d’un canon à [...]
Partenariat ICV – Alimpex :
Une nouvelle approche
de l’hygiène oenologique
L’hygiène en cave vinicole et en brasserie est souvent considérée comme une contrainte technique. Pourtant elle constitue en réalité un levier majeur de qualité, de performance et de durabilité.Dans un contexte où la filière viti-vinicole doit faire face à des exigences accrues en matière de stabilité microbiologique, de réduction des intrants et de maîtrise des consommations d’eau, les pratiques traditionnelles montrent leurs limites.
C’est pour répondre à ces nouveaux enjeux que nous avons décidé de nouer un partenariat stratégique avec le Groupe ICV, acteur majeur de la filière viti-vinicole, visant à développer une nouvelle approche pour une hygiène œnologique plus performante, durable et maîtrisée.
Deux acteurs experts de la filière vinicole réunis autour d’un
objectif commun
Nous sommes deux acteurs experts de la filière vinicole réunis autour d’un objectif commun.
Nous accompagnons depuis de nombreuses années les caves, domaines, négoces et brasseries dans l’amélioration de leurs pratiques d’hygiène, de gestion de l’eau et de maîtrise microbiologique.
Nos solutions innovantes reposent sur :
➝ L’évaluation du risque microbiologique
➝ L’optimisation des protocoles de nettoyage
➝ La réduction des consommations d’eau
➝ Le conseil et l’accompagnement personnalisé en hygiène
Le Groupe ICV est un acteur de référence au service de la filière viti-vinicole.Ses domaines d’expertise couvrent notamment :
➝ Le conseil viticole et œnologique
➝ Les produits œnologiques
➝ La formation
➝ L’expertise en qualité, conditionnement
➝ La stratégie et l’innovation technique
En associant nos compétences, nous souhaitons proposer une approche nouvelle de l’hygiène en cave, fondée sur la science, l’expérimentation et l’adaptation aux conditions réelles du terrain.
Découvrir l'ICV
Pourquoi
faire évoluer les pratiques
d’hygiène en œnologie ?
Dans de nombreuses caves, les protocoles de nettoyage et de désinfection reposent encore sur des habitudes anciennes, parfois peu adaptées aux contraintes actuelles. Plusieurs constats sont aujourd’hui partagés dans la filière :
➝ Jusqu’à 30 % des non-conformités qualité peuvent être liées à des pratiques d’hygiène inadaptées
➝ Le nettoyage représente jusqu’à 40 % de la consommation d’eau en cave
➝ Les protocoles sont souvent chronophages et peu optimisés
➝ L’évolution des matrices et des charges microbiennes nécessite des méthodes plus précises
➝ Les exigences environnementales imposent de réduire les consommations et les rejets
Dans un contexte marqué par :
➝ La réduction des intrants
➝ La hausse des coûts de production
➝ La pression environnementale
➝ L’augmentation des exigences sur la stabilité des vins
l’hygiène ne peut plus être considérée comme une simple obligation, mais comme un véritable levier technique, économique et environnemental.
Un partenariat pour
construire l’hygiène oenologique
de demain
Le partenariat entre Alimpex et le Groupe ICV a pour objectif d’accompagner les acteurs de la filière vers une hygiène plus performante, plus raisonnée et plus durable.
Cette démarche repose sur plusieurs principes :
➝ Une hygiène scientifiquement fondée
➝ Des protocoles adaptés aux conditions réelles de production
➝ Une approche orientée performance et réduction des coûts
➝ Une meilleure maîtrise microbiologique
➝ Une gestion optimisée de l’eau et des effluents
Ensemble, les deux partenaires souhaitent faire évoluer les pratiques en proposant des solutions concrètes, applicables sur le terrain et validées par l’expérimentation.
Des
projets communs
pour l’hygiène oenologique
Ce partenariat se traduit par des actions concrètes auprès des caves, domaines et négoces :
Recherche et développement
Des projets de R&D sont menés conjointement [...]
La station d’électrolyse Olimpe : une désinfection du chai sans rinçage
Olimpe est une station de désinfection, vouée à diminuer les volumes d’eau et de produits
chimiques employés dans les chais.
Découvrez l’article de Clara DE NADAILLAC paru sur https://www.reussir.fr/vigne/.
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La station de désinfection Olimpe, distribuée par Alimpex, se présente sous forme de caisson mobile
comme ici, ou caisson mural.
« Olimpe est une station de désinfection, vouée à diminuer les volumes d’eau et de produits
chimiques employés dans les chais »
annonce Jérôme Sciacchitano, dirigeant d’Alimpex et distributeur de cette solution brevetée mise au point par la start-up Olimpe Technology. Elle se raccorde à l’eau du robinet et consomme un peu de sel et d’électricité (220 V). Elle électrolyse l’eau du réseau et génère de l’acide hypochloreux, à un débit de 1 à 8 m /h selon le modèle choisi.
Cet acide s’emploie à la dose de 3 à 5 ppm selon la stratégie d’hygiène choisie, tant sur du béton, que sur de l’inox, sur des sols ou encore des matériels (cuves, pressoirs, tireuses, etc.) et du nettoyage en place (NEP).
« L’intérêt est que son pH est de 7, indique le dirigeant d’Alimpex. Il est donc sûr pour les opérateurs et n’abîme pas les équipements. »
Il dégage néanmoins une petite odeur, similaire à celle qui flotte chez les dentistes, « mais bien plus faible que celle de l’eau de javel 3/5 par exemple », assure-t-il. L’acide hypochloreux a par ailleurs une action préventive sur les biofilms
et une action blanchissante. Il se désintègre facilement dans l’air, ce qui fait qu’il ne génère pas de
résidus. Seul son usage sur bois n’est pas encore bien rodé, du fait de la porosité du matériau.
« Nous avons réalisé des essais et tests de validation durant six mois et comparé cette solution avec de la désinfection à l’eau ozonée ou aux UV, rapporte Jérôme Sciacchitano. C’est la solution qui nous a le plus convaincus car elle ne provoque pas d’allergies chez les opérateurs et a davantage de rémanence que les deux autres solutions. »
Un gain de temps, de main-d’œuvre et d’eau conséquents
L’acide hypochloreux a un rayon d’action sur 80 à 90 % des germes et ne nécessite pas de rinçage,
ce qui fait que l’utilisateur peut l’employer en lieu et place du nettoyage à la soude, du rinçage, de la
désinfection à l’acide péracétique et du rinçage, ce qui génère un gain de temps, de main-d’œuvre et d’eau conséquents, souligne Jérôme Sciacchitano, qui évoque 30 à 40 % de gain de temps mesuré en laiterie. Il précise néanmoins que le spectre de l’acide péracétique est différent. Selon les problématiques du chai, le vigneron peut donc être amené à en ajouter ponctuellement. Olimpe est commercialisée dans cinq versions, deux murales (encombrement d’environ 1,40 m x 80 cm) et [...]
Désinfection en cave vinicole : une solution durable grâce à l’électrolyse
Une désinfection encore trop contraignante en œnologie
Dans le monde du vin, l’hygiène des caves vinicoles est un pilier incontournable de la qualité et de la sécurité du vin. Pourtant, la désinfection des surfaces et du matériel reste une étape complexe et contraignante.
Les méthodes traditionnelles présentent plusieurs limites :
– Augmentation de la DCO (demande chimique en oxygène) des eaux rejetées
– Manipulation de produits chimiques d’hygiène parfois dangereux
– Rinçages obligatoires et chronophages
– Impact environnemental non négligeable
– Temps de traitement longs et coûteux
En cave, une étape préalable de détergence (soude ou enzymes) est indispensable pour éliminer les souillures. Mais elle doit être suivie d’une désinfection avec différentes molécules autorisées (acide péracétique, peroxyde d’hydrogène, alcool, dérivés chlorés, acides minéraux).→ Si l’acide péracétique reste l’agent désinfectant le plus efficace, en comparaison le peroxyde d’hydrogène est sept fois moins désinfectant et très peu utile. Néanmoins le protocole reste lourd, consommateur de temps, d’eau et de produits.
L’électrolyse et l’acide hypochloreux : une alternative innovante
Pour répondre à ces enjeux, Alimpex, avec Olimpe, propose une solution performante et écologique : la désinfection des caves vinicoles par électrolyse.
Notre technologie Olimpe repose sur l’électrolyse d’une solution d’eau salée par ajout de chlorure de sodium (figure 1). L’équipement produit de manière autonome une solution désinfectante riche en acide hypochloreux (HClO) : composé à l’efficacité biocide prouvé. Comparé aux désinfectants traditionnels, l’acide hypochloreux se distingue par :
– Une efficacité biocide supérieure à l’hypochlorite de sodium (eau de javel)
– Action rapide et stable à pH neutre
– Sécurité d’utilisation : pas de risque pour l’opérateur
– Absence de résidus toxiques
– Impact environnemental limité
– Absence de besoin de rinçage
Scientifiquement validée, cette solution agit même contre des micro-organismes résistants ou sous forme de biofilm. Sa production sur site évite tout gaspillage (pas de stockage, pas de péremption), et la concentration est ajustable selon les besoins. la méthode réduit la consommation d’eau, d’énergie et de produits chimiques par rapport aux méthodes conventionnelles. Le rejet de DCO est très faible.
Figure 1
DECOUVRIR LA TECHNOLOGIE OLIMPE
En savoir plus
Olimpe : une désinfection adaptée aux caves vinicoles
La technologie Olimpe a été pensée pour s’adapter aux différentes structures de la filière viticole :
– Version murale, pour une installation fixe en cave
– Version mobile, pour plus de flexibilité
– Version industrielle, pour les grandes exploitations
Des résultats prouvés en conditions réelles. Les essais menés à l’échelle industrielle démontrent des gains significatifs pour les caves vinicoles :
– 70 à 90 % de produits désinfectants en moins
– 30 % de consommation d’eau en moins
– 6 % d’énergie économisée
– 30 % de temps gagné
En quelques minutes seulement, la solution désinfectante est prête à l’emploi, rendant le processus plus simple, rapide et durable. Une réponse aux enjeux actuels de la filière vinicole face aux défis économiques et environnementaux. La désinfection par électrolyse et acide hypochloreux apporte aux caves vinicoles une alternative durable et performante aux méthodes traditionnelles.
→ Olimpe constitue un outil complémentaire à l’hygiène pratiquée dans la filière œnologique.
Version synthétique, résultats des essais menés disponibles dans l’article complet : La désinfection par électrolyse, [...]
Alimpex, un nettoyage… propre !
Apporter des solutions novatrices dans la sphère de l’hygiène vinicole. Avec un procédé spécifique qui optimise le respect de l’environnement, nous répondons parfaitement à la demande actuelle des élaborateurs de vin.
Découvrez l’article de Fabrice WEHRUNG paru dans La MARNE VITICOLE, JUIL-AOUT 2025
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La société Alimpex basée à Bennwihr, près de Colmar en Alsace, apporte des solutions novatrices dans la sphère de l’hygiène vinicole. Avec un procédé spécifique qui optimise le respect de l’environnement, elle répond parfaitement à la demande actuelle des élaborateurs de vin.
A quelques encablures des vendanges, qui vont être relativement tôt cette année encore, il est important de se pencher dès à présent sur l’hygiène du matériel vinaire destiné à la récolte et au pressurage mais aussi à celui permettant d’élaborer le vin qui va en être issu.
« Nous aidons à la décision et proposons un process de nettoyage sur-mesure » Eric Ruppé
Alimpex dispose de trois consultants
Ils s’occupent respectivement des secteurs suivants : agroalimentaire, cosmétique et boissons.
C’est ce dernier secteur qui nous intéresse et il est pris en charge et suivi par Eric Ruppé (photo), œnologue qui nous explique comment on peut nettoyer mieux et consommer moins d’eau, notamment au niveau des rejets.
« Nous nous appuyons sur la marque de produits Wigol, dont nous sommes distributeurs exclusifs pour la France. Pour la partie détergence enzymatique, nous avons comme partenaire, Realco, une société belge. Forts de ces produits, nous réalisons des plans de nettoyage adaptés à chaque process. On opère par audit pour identifier le problème et ensuite nous aidons à la prise de décision et proposons un process de nettoyage sur-mesure. »
Pour cela Eric Ruppé fait appel à l’ATPMétrie, technique de biologie moléculaire qui par bioluminescence permet de mesurer la quantité d’ATP (adénosine triphosphate) dans un prélèvement correspondant à un endroit possiblement souillé. L’ATP est fournie par toute cellule vivante : si on en retrouve à un endroit, c’est que le milieu est contaminé par un organisme vivant qu’il soit moisissure, bactérie, levure, etc.
« Il faut savoir à quelle type de souillure nous avons affaire afin de la traiter au mieux »
« Nous utilisons également des petits pads de milieux totaux précoulés (levures, bactéries, moisissures) de la société Nomad, société que nous avons rachetée récemment. C’est très pratique car utilisable instantanément, sans équipement labo. Au bout de 3 à 5 jours une simple photo envoyée sur la plateforme de l’application Nomad permet un dénombrement et une reconnaissance des micro-organismes via l’IA (Intelligence Artificielle) en ligne. C’est un excellent support d’aide à la décision. Cela a d’ailleurs eu le trophée de l’innovation au Vinitech car permet également le suivi de la stabilité des process de sanitation, on peut ainsi ajuster les doses ou changer les produits… »
Les enzymes comme alliées
Elles vont prendre part au nettoyage de façon [...]
Le pouvoir des enzymes pour nettoyer les caves
Quand la méthode chimique touche à ses limites, l’utilisation de produits à base d’enzymes peut résoudre des colmatages et lutter contre les biofilms.
Découvrez l’article d’Irène AUBERT paru dans REUSSIR VIGNE, n°330 JUIL.2025.
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Quand la méthode chimique touche à ses limites, l’utilisation de produits à base d’enzymes peut résoudre des colmatages et lutter contre les biofilms. Un usage en routine aide à prévenir ces ennuis.
Depuis la publicité pour la lessive, plus personne n’ignore que les enzymes « gloutonnes » digèrent la saleté. En œnologie aussi, ces protéines non vivantes peuvent s’avérer de précieux auxiliaires. Grâce à leurs différentes activités lytiques, les cocktails d’enzymes présents dans les produits de nettoyage s’attaquent aux résidus organiques, mais aussi aux biofilms, dans les endroits les plus inaccessibles en cave.
Utilisées dans les industries agroalimentaires depuis plusieurs décennies, les enzymes sont entrées dans les chais pour l’entretien des filtres et la régénération des membranes. Une tâche pour laquelle elles ont fait la preuve de leur efficacité. « Pendant le Covid, lorsqu’il y a avait une pénurie de cartouches filtrantes, le nettoyage enzymatique a aidé à les faire durer le plus longtemps possible », rappelle Sami Yammine, œnologue chez Laffort.
Régénération des membranes des filtres
Avec ses produits à base de protéase, cellulase et amylase, le laboratoire a obtenu de bons résultats pour régénérer des membranes avec plusieurs années d’utilisation. « Mais nous conseillons d’utiliser ces produits au quotidien », indique l’œnologue qui peut fournir des protocoles adaptés au cas par cas si nécessaire et sur demande.
Utilisé depuis plusieurs décennies dans les industries agroalimentaires, le nettoyage enzymatique commence à faire ses preuves dans les chais. « Souvent, les châteaux nous appellent lorsqu’ils ont un gros problème de colmatage. Nous leur proposons de tester le nettoyage enzymatique. Et ceux qui l’ont essayé ne le lâchent plus et l’utilisent en préventif périodiquement », témoigne Cédric Guézennec, chez Beverage technics, à Bordeaux. L’entreprise commercialise un produit composé de trois types d’enzymes : protéase, amylase, lipase. Selon son dirigeant, le nettoyage enzymatique est efficace à condition de respecter les conditions d’emploi : trempage long (au moins une heure), à moins de 60°C, dans un matériel en marche, afin que toute l’installation soit en contact avec le produit et que les tuyaux soient totalement remplis.
COMPRENDRE :
CELLULASE, PECTINASE, LIPASE, SACCHARIDASE… [...]
Nomad d’Alimpex, une boîte de Petri 3.0
Un outil de suivi d’hygiène de chai aussi simple et précis qu’une boite de Petri ? C’est le concept de base qui a conduit à la naissance de Nomad.
Découvrez l’article de Clara De Nadaillac paru dans REUSSIR VIGNE, n°330 JUIL.2025.
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Un outil de suivi d’hygiène de chai aussi simple et précis qu’une boite de Petri ? C’est le concept de base qui a conduit à la naissance de Nomad, un petit kit d’analyse de chai quantitatif et semi-qualitatif. Jetable, il contient un milieu nutritif permettant aux colonies de levures de se développer, à l’instar d’une boîte de Petri.
L’utilisateur réalise un prélèvement solide ou liquide et ajoute quelques millilitres d’eau dans le Nomad. Il met la languette au contact de l’eau durant 30 secondes, puis il démarre l’inoculation. Au bout du temps indiqué, qui est fonction des germes (3,5 ou7 jours) l’utilisateur prend une photo avec son smartphone et l’envoie sur la plateforme d’Alimpex via un QR Code. Une IA dénombre alors les colonies de microorganismes et peut les identifier.
Des résultats corroborés par des analyses de laboratoire
Elle sait discriminer 32 germes, parmi lesquels les Saccharomyces cerevisiae, des Pediococcus, des Lactobacillus, les germes de l’eau, et les Brettanomyces, « On est en semi-qualitatif, précise Jérôme Sciacchitano, dirigeant d’Alimpex. Cela signifie que l’intelligence artificielle sais parfaitement dénombrer les colonies et donne une indication sur le type de germes en fonction d’un indice de confiance exploitable en expertise. En général, le client fait uniquement les observations en CFU (unité formatrice de colonie) et en déduit son niveau de contamination. » La connaissance du type de germe « est plutôt réservée aux consultants ou œnologues, pour déceler les contaminations croisées et en tirer des hypothèses », poursuit-il. Le test vaut 15 euros, auquel il faut ajouter le coût de l’abonnement, qui est de 160 euros par an pour trois utilisateurs.
Selon Aurélie Melleray, directrice technique du Domaine Montemagni, à Patrimonio, en Corse, l’appareil tient ses promesses. Elle s’en est équipée à la veille des vendanges 2024, afin de vérifier la qualité de ses pratiques d’hygiène. Et là, quelle n’a pas été sa surprise ! « Nous nous sommes aperçus que nous avions un gros problème au niveau du réseau d’eau dont nous nous servons pour laver le matériel [...]
Préparez les vendanges 2025 :
Des solutions d’
Hygiène et désinfection adaptées
Les vendanges, une période critique pour la maîtrise de l’hygiène et du nettoyage en milieu vinicole. Chaque année nos solutions accompagnent les caves et domaines viticoles pour garantir des conditions de production optimales.
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Enzyfoam Cold
: nettoyage des surfaces
Pour le nettoyage des cuves inox et béton, pressoirs pneumatiques et machines à vendanger, cette enzyme moussante nouvelle génération agit à froid sans consommation d’eau chaude.
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SR-S MSA
: élimination des résidus minéraux
Le nettoyant acide biodégradable est idéal pour l’entretien des surfaces en inox et plastiques dans votre cave :
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👉 Un allié efficace pour le nettoyage quotidien et le détartrage avant vendanges.
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NOMAD
: pilotage des plans d’hygiène
Avec NOMAD, visualisez vos zones critiques avant même le démarrage des vendanges :– Test rapide à réaliser sur site– Application mobile avec analyse par intelligence artificielle– Pilotage facilité des plans d’hygiène
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NOUVEAU
Guide vendanges
Nos solutions d’hygiène innovantes spécifiques à la période des vendanges.
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Bactéries, levures indésirables en cave : Comment les éliminer ?
La cause
: Quel est le rôle du biofilm ?
Les biofilms abritent de nombreux germes. Ils représentent un défi majeur pour l’hygiène au sein de la cave. Notre récente étude menée chez plusieurs partenaires a mis en évidence des contaminations élevées dûes à des moisissures, levures et bactéries indésirables. Une présence fortement accentuée :
Une mauvaise gestion de l’eau et de sa qualité
Des protocoles d’hygiène insuffisants
Pourquoi
surveiller la qualité de l’eau en cave ?
L’eau utilisée pour le nettoyage peut être une source de problème. Notre analyse montre que lorsqu’une eau de mauvaise qualité est utilisée pour le nettoyage génère un risque accru de biofilms, favorisant des altérations telles que celles causées par des levures indésirables comme Brettanomyces.
📌Nos conseils : Commencez par analyser la qualité de l’eau qui circule au sein de votre cave. Une eau contaminée peut être à l’origine de biofilm.
Voici quelques exemples de tests Nomad effectués sur des eaux utilisées pour le nettoyage. Eau froide issue du robinet (photo 1) et eau froide issus d’un tuyau au sein du process (photo 2).
Photo 1
Comptage des colonies par le test Nomad by Alimpex : Total 93 cfu ; Bactéries : 7 cfu ; Levures : 27 cfu : Inconnues : 59 cfu
Photo 2
Comptage des colonies par le test Nomad by Alimpex : Total : 182 Cfu ; Bactéries : 6 cfu ; Levures : 9 cfu ; Moisissures : 13 ; Inconnues : 154 cfu
Resultat
d’un mauvais protocole de nettoyage
Le protocole de nettoyage majoritairement observé en cave :
Une soude + un acide peracétique.
Malheureusement, il se révèle inefficace ou insuffisant en présence d’un biofilm. Voici les résultats d’un test Nomad by Alimpex après un nettoyage à la soude et acide peracétique.
Comptage des colonies par le test Nomad by Alimpex : Total : 150 cfu ; Bactéries : 4 cfu ; Inconnues : 146 cfu
Quel
protocole de nettoyage en cave ?
Face à ce constat, nous avons testé un protocole intégrant des enzymes de nettoyage. Ces enzymes, combinées à une désinfection avec de l’acide peracétique, prouvent leur efficacité. Réduction drastique de la contamination des équipements en cave même difficiles d’accès (vannes, robinets dégustateurs, cheminées).
Voici nos résultats : une diminution notable de la charge organique et microbienne après traitement enzymatique (Photo 4). Un résultat satisfaisant après ce traitement enzymatique + désinfection à l’acide peracétique (photo 5).
Photo 4
Comptage des colonies par le test Nomad by Alimpex : Total 51 cfu ; Bactéries : 30 cfu ; Levures : 3 cfu : Inconnues : 18 cfu
Photo 2
Comptage des colonies par le test Nomad by Alimpex : Total : 0 Cfu
Pour garantir durablement la qualité de vos vins et la sécurité sanitaire de vos installations il est indispensable d’implémenter un protocole strict. Revoir des pratiques et des protocoles habituels peut s’avérer grandement utile. En adoptant le traitement enzymatique et en veillant à assurer une gestion rigoureuse de l’eau utilisée.
👉 Chez Alimpex, nous accompagnons nos clients dans cette démarche essentielle pour éviter des pertes économiques et préserver la qualité du vin. N’attendez pas que [...]
Issu du partenariat entre deux entreprises alsaciennes, un outil d’aide à la décision piloté par intelligence artificielle permet de détecter et de suivre l’évolution d’une contamination micro- biologique au chai afin d’y apporter une réponse adaptée.
L’une est bas-rhinoise, l’autre haut-rhinoise. Et pourtant, elles s’entendent à merveille. Depuis juin dernier, la start-up strasbourgeoise BioMire et l’entreprise bennwihrienne Alimpex ont noué un partenariat technique et commercial pour proposer aux exploitations viticoles une solution intelligente permettant de détecter et de suivre toute contamination microbiologique sur leurs installations. Avec, en corollaire, la possibilité d’y répondre de manière ciblée.
Un diagnostic par intelligence artificielle
L’idée n’est pas neuve. La recherche de micro-organismes indésirables dans les vins est en effet assurée de longue date par les laboratoires d’analyses auprès desquels les vignerons apportent leurs échantillons. Ce qui l’est plus, c’est l’intervention de l’intelligence artificielle dans l’établissement du diagnostic, mais aussi la rapidité et la simplicité du système qui offre la possibilité d’effectuer soi-même les opérations, sans passer par la case labo.
Tout commence avec un flacon stérile muni d’un QR code et d’un milieu de culture que l’on vient ensemencer avec l’échantillon que l’on souhaite tester. Du vin, bien sûr, mais aussi des eaux de rinçage, ou, dans le cas d’éléments solides comme une pompe ou une cuve, une solution de dispersion dans laquelle a baigné un écouvillon préalablement frotté sur la surface à étudier. Au terme de 48 à 72 heures, les premières colonies apparaissent. Il suffit alors, à l’aide de son smartphone, de prendre une photo du milieu colonisé et de la soumettre à une intelligence artificielle via une application dédiée. « Le résultat est quantitatif, mais également qualitatif », précise Christopher Pease, le fondateur de BioMire, à l’origine de ce concept né il y a environ deux ans et applicable à bien d’autres domaines. « Pour l’heure, on est capable de distinguer une vingtaine de micro-organismes différents », complète-t-il, « mais on va lancer dès la semaine prochaine une nouvelle campagne pour élargir le spectre et intégrer la reconnaissance de tous les germes d’intérêt pour le viticulteur et notamment celle des Brettanomyces, ces levures indésirables qui altèrent le goût du vin. »
L’utilisation de ce kit d’auto- contrôle, baptisé Nomad, ne s’arrête toutefois pas au seul diagnostic microbiologique. « Il est complété par un outil d’aide à la décision qui permet d’apporter une réponse parfaitement adaptée à la situation rencontrée », souligne Jérôme Sciacchitano, le dirigeant d’Alimpex, entreprise spécialisée dans l’évaluation et la gestion des risques en matière d’hygiène.
Ajuster la réponse à la problématique
Ajuster la réponse à la problématique « On estime aujourd’hui à 30% la surconsommation de produits d’hygiène. Notre objectif, en cas de contamination, est d’apporter une solution appropriée, avec le bon produit, à la bonne dose et au bon moment. »
Peu coûteuse il faut compter 15 euros HT pour l’achat d’un kit Nomad -, la solution proposée par les deux partenaires révolutionne selon eux l’approche traditionnelle du contrôle qualité, en intégrant le management du risque au travers de la facilité à répéter les contrôles, [...]













